Extraterrestre
- Julie Belleau

- il y a 13 heures
- 3 min de lecture
Si je débarquais sur cette planète pour la première fois en tant qu'extraterrestre sans culture et sans codes, qu'est-ce que j'observerais ?
Bien sûr je ne peux que l'imaginer.
Admettons que ma curiosité serait piquée par les mêmes choses que celles qui m'ont interrogées depuis ma naissance.
Les personnes, les relations, comment cela fonctionne-t-il ? Comment puis-je interagir avec les gens ?
Effectivement sans points de référence communs, je ne pourrais dans un premier temps ne faire qu'une sorte d'inventaire de ce qui se présente.
Je croiserais des personnes solitaires, des personnes en groupe, des personnes à deux.
Je regarderais les gens s'embrasser, se taper dessus, rire, parler fort.
Et très vite, petit à petit, mon inventaire se transformerait en base de données qui se rangent et se classifie selon les situations répétées ou non, qui se ressemblent ou non.
Puis je commencerais à entendre les points de vue des autres qu'ils émettent sur les différentes situations de leur quotidien et sur de plus larges sujets.
J'apprendrais alors qu'il y a des choses bonnes et d'autres mauvaises, qu'il y a des choses qui se font ou se disent et d'autres qui ne se font pas ou ne se disent pas.
L'extraterrestre que je suis, à ce stade, commence à perdre un peu les pédales et se demande s'il va pouvoir vivre sur cette planète avec ces individus.
Puis cela se complique car les choses ne sont pas si simples sur cette planète, je commencerais à apprendre les règles, les codes mais il y aurait des exceptions à la règle, des contradictions avec lesquelles un grand nombre fait avec, des choses dites suivies d'une action opposée.
Cela créerait un choc, une dissonance cognitive à celui qui essaye de s'adapter à une nouvelle civilisation.
Au bout d'un certain temps, ce ne serait pas une dissonance par-ci par-là, ce serait des nœuds, des paquets de dissonances cognitives comme bagages en plus des jugements de valeurs plus ou moins aléatoires selon la situation, la culture ou l'époque.
Bon, l'extraterrestre que je suis, que tu es peut-être aussi, à essayé et essaye encore de naviguer comme il peut sans faire trop de vagues mais se prend régulièrement les pieds dans le tapis des gens qui savent toujours mieux que lui.
Est-ce qu'il serait temps que l'extraterrestre sache qu'il n'a pas à s'adapter à quoique ce soit car de toute façon il aura toujours tort ou raison pour quelqu'un, qu'il a juste à faire confiance à son intelligence naturelle pour interagir avec les gens, que parmi ces gens certains le détesterons et c'est ok et qu'il n'a plus à comprendre ou se faire comprendre par qui que ce soit pour l'éternité !
Il se rappellera peut-être aussi que la première raison pour laquelle il est venu sur cette planète, c'est pour la beauté de la planète et non les gens qui la peuplent.
Bien sûr sur son chemin il rencontrera peut-être d'autres extraterrestres qui reconnaissent la beauté de la planète.
Et il croisera surtout beaucoup de personnes aux actions déconcertantes. Il pourra apprendre à ne plus être en réaction mais à commencer à s'en amuser comme lorsque tu t'amuses à reconnaître et à compter le nombre de voitures rouges sur l'autoroute, jeu très ennuyeux au bout de 5 min, il faut bien le dire. Alors tu peux commencer à en rire et ne plus en être l'effet.
Ces personnalités sont des distractions, des bouffeurs d'énergie si tu tombes dans le panneau et tu dévies de ton chemin en passant ton temps à essayer de les comprendre. Comme si le fait de les comprendre résoudrait tous les problèmes sur terre…
Tout ce qui est là pour te juger, te ralentir, te bloquer, te limiter, n'est pas là pour te soutenir alors il n'y a aucune raison de lui donner de la valeur. Apprenons à recevoir beaucoup beaucoup plus le soutien au lieu de rendre important ce qui veut te tirer vers le bas.
J'utilise le terme « tout ce qui » car cela peut prendre la forme de tellement de chose au quotidien, même à travers une phrase d'une personne qui d'ordinaire est plutôt sympa. Cela peut s'exprimer aussi à travers toi ; nous avons tous qui a appris à faire comme tout le monde. Donc rien de personnel d'un côté ou d'un autre, juste être présent avec « tout ce qui » est comme une info de ce que tu peux choisir de laisser-être sans le prendre avec toi.
Le soutien aussi peut prendre la forme de tellement de choses, alors si on était plus reconnaissant du soutien même sous toute ses formes qu'affliger par le comportement « d'un proche », notre vie serait plus grande et plus heureuse.
C'est un choix qui est devenu comme difficile tellement nous avons appris à vivre autrement, résumé en trois mots : résoudre les problèmes.
Bonne journée les amis !




Commentaires