Abus de pouvoir
- Julie Belleau

- 13 févr.
- 3 min de lecture
Contrôlé, accusé, puni, jugé, violenté, empoisonné, bâillonné… Quelqu'un qui nous est proche et que nous abusons parfois quotidiennement : notre corps.
Nous avons appris à le mépriser ou à l'ignorer au lieu de célébrer la vie avec lui, d'avoir de la gratitude pour lui, sans se plier aux jugements extérieurs des dictats et de "shaming".
Rares sont les personnes qui ont une incorporation joyeuse passé l'âge de 7 ans.
Alors passé la douche froide, soyons indulgent avec nous-mêmes, la plupart des adultes n'ont aucune idée qu'ils peuvent communiquer avec leurs corps, que celui-ci a sa propre conscience et qu'il nous dit des choses souvent et c'est loin d'être capricieux ou stupide.
Rien de ce qu'ils créent est fait indépendamment de nous. Il tient compte de nos points de vues conscients et inconscients.
Lorsqu'il informe d'un "déséquilibre", c'est qu'il est conscient que cela n'est pas le meilleur choix pour nous, pas vraiment dans notre intérêt et continuera à nous en informer si nous n'écoutons toujours pas, de plus en plus "bruyamment".
Par contre il continuera à servir notre "cause" même si nous décidons de foncer dans le mur.
Il ne peut nous empêcher de nous tuer à petit feu mais jouera toujours son rôle de d'information.
Il informe aussi lorsque quelque chose serait vraiment chouette pour nous; et même cela nous résistons ou refusons parfois de l'entendre.
Les différentes sensations venues du corps, nous les avons classées de plaisantes ou de douloureuses. Nous en concluant des choses basées sur des points de vue et des explications entendus à droite et à gauche mais nous n'avons jamais appris à questionner le corps et faire confiance à notre écoute.
Ce qui fait qu'il y a des centaines d'interprétations, de choses induites pour chaque sensation ou symptômes selon si nous avons décidé que c'était bénin ou significatif.
Par exemple, physiologiquement, la peur et l'excitation ont la même expression, mais la plupart du temps, enfant, il nous a été dit "N'aies pas peur" lorsque nous étions tout excités de monter sur scène.
C'est ainsi que les informations mensongères s'installent et que dans l'exemple cité, une personne pourrait alors décider d'éviter la peur donc ne plus jamais entreprendre quelque chose d'excitant pour elle.
Le savoir et les capacités du corps sont tellement plus grands que notre mental peut le conceptualiser. Mais si nous nous évertuons à vouloir le contrôler, le maîtriser, à le réduire à de la chair et des os, nous passons à côté de la magie, de la joie et des possibilités avec lui.Que tous les mensonges avec le corps soient révélés !
C'est lui qui nous supporte, c'est lui qui est bienveillant, c'est lui qui est le plus conscient de nous deux. Pour le moment.
Ce pourrait être une coopération formidable si nous le choisissions.
Ça ne se fera pas forcément en une journée mais le corps est patient, confiant et contrairement à ce que nous avons tendance à croire, pas revanchard. Il a une approche basée sur les possibilités et non les problèmes.
Nous avons beaucoup à apprendre de lui !
Que faudrait-il pour laisser notre corps contribuer au lieu de le faire taire impunément ?
Nous traiterions parfois notre pire ennemi mieux que lui… Sortons du mensonge que notre corps est une charge et quelque chose à tolérer.
Plusieurs techniques de reconnexion au corps existent. Voyez ce qui serait amusant pour vous et votre corps.




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