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Réfléchir avant de rire ou de pleurer ?


La constatation actuelle, concernant l'humain, est que dans nos sociétés modernes nous avons tendance à nous couper de nos émotions et à privilégier l'intellect. Ce dernier a longtemps été considéré plus noble, plus évolué, laissant les émotions aux ménagères, aux enfants et aux simples d'esprit. De nos jours, on réalise que taire nos émotions, nos ressentis est une souffrance, un abus que l'on s'inflige et qui peut avoir des répercussions sur la santé générale d'une personne. Alors la tendance s'inverse un peu avec toutes sortes de techniques, thérapies de développement personnel qui mettent au centre de tout les émotions et à toutes les sauces ! Ne passons-nous pas d'un extrême à l'autre ? C'est bien évidemment, une façon de rééquilibrer les forces qui ont si longtemps été du côté du mental, du calcul, de la raison. Ces techniques bien sûr apportent des clés essentielles à la connaissance de soi. Cependant, ce serait dommage de tomber dans l'excès inverse et de s'abreuver de sentiments dilués et de se nourrir de débordements émotionnels à répétition en ayant l'impression d'être vivant ! Il n'est donc pas question non plus de les ignorer, alors quoi d'autre est possible ?

Reconnaître ses émotions et ses pensées, sans jugement, est une clé de la vulnérabilté. La vulnérabilité est un élément essentiel d'une relation saine, à soi et aux autres. Combinée à la notion de laisser-être (abordée dans le post précédent), elle prend toute son ampleur ! Alors, ça ne sert à rien de retenir ses larmes, de se dire que notre pensée est déplacée, de museler son sourire après s'être fâcher, parce que vous perdriez en crédibilité... Voyez comme les jeunes enfants passent du rire aux larmes, de la fanfaronnade au plus grand sérieux sans se juger pour cela, sans remettre en cause chaque pas qu'ils effectuent !

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